Chronique Album
Date de sortie : 26.07.2004
Label : In At The Deep End
Publié par
Wilfried, le 27 juillet 2004
The Once Over Twice sont sûrement une affaire de spécialistes. Leur 1er album Special Moments To Detonate Themselves ravira sans doute tous les amateurs d’hardcore américain (d’où les excellentes critiques dans tous les fanzines punkometalocore), mais pour le reste de la population l’intérêt devrait rester très limité.
Formé à 1999 The Once Over Twice ont pas mal bourlingué avant de fixer leur line up définitif et enregistré leur premier album. C’est désormais chose faite. Le groupe de Plymouth se démarque de leurs compatriotes Hell Is For Heroes (dont ils assureront la 1ère partie en août), Million Dead ou Hundred Reason par un son différent, à la fois plus brutal et agressif, finalement peu répandu en Grande-Bretagne (ou à l’écart de toutes médiatisation sur des circuits plus underground).
Dès le premier morceau, Adenoidal, The Once Over Twice précise le ton : beaucoup de rage et d’énergie et pas de temps à perdre. A peine un peu plus d’une minute plus tard seulement arrive la 2e plage. Et ainsi s’enchaînent le reste: vite, vite, vite et vite.
Special Moments To Detonate Themselves n’offrira que très peu de temps morts (hormis peut être Spoken), les 12 morceaux sont l’œuvre d’animaux féroces et affamés.
Une dangerosité qui les rend difficiles à apprivoiser, la voix de Darren Johns, à la fois criarde et grave, n’y est sans doute pas étrangère. Tandis que les guitares arrivent à offrir des passages mélodiques, son chant lourd les mets hors de portée de toutes sensibilités pop.
Un peu répétitif, limite trop agressif, The Once Over Twice arrive quand même à se démarquer par quelques passages plus calmes et enjoués, parfois même en virant (un peu) au ska (Don’t Go Outside). Mention particulière tout de même à Nothing’s Broken ou Victory Lap.
Le problème reste le manque cruel d’originalité, cette impression de « déjà entendu » des dizaines de fois et par différents groupes qui planent sur chacun des titres. Les puristes penseront certainement le contraire, mais cet album reste avant tout une affaire de spécialistes.