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The Cribs

Paris, Badaboum - 9 avril 2026

Live-report par Juliette Ritoux

Le 9 avril, The Cribs jouaient au Badaboum à Paris, eux qui n'étaient pas venus se produire en France depuis quatorze ans. Le public, moyenne d'âge ans ans, était au rendez-vous pour s'apprêter à revivre des souvenirs de leur jeunesse, celle des débuts des Libertines, des Strokes et du mix « jeans skinny / Converse / coupe à la Keith Richards ».


Je n'ai que vingt-neuf ans et je reste nostalgique de cette période, où les salles rock étaient pleines à craquer à Bastille ou Pigalle. Tous ces gamins avec une guitare rêvaient d'une carrière comme celle des Cribs pourtant leur succès en Europe fut minime comparé à leurs pairs. Soudain, les lumières s'éteignent. Les gens crient de joie à la vue de ce trio de frères, perfectos en cuir noir et Converse aux pieds, comme avant, figés dans le temps, les coupes de cheveux en moins. Dès le début du concert, on assiste à une forme de maîtrise assez frappante. Les guitares sont nettes, presque tranchantes. La batterie est sèche, précise. Rien ne déborde, tout est tenu.

La salle écoute beaucoup jusqu'à ce que résonne le riff de I'm A Realist, hit de 2007. S'en suit Hey Scenesters! (autre hit de 2005) et tout le monde se met a chanter en coeur. Chacun semble revivre un moment de sa vie d'il y a vingt ans et c'est ce qui m'émeut le plus. Le groupe alterne morceaux de leur nouvel album, Selling A Vibe, et anciens tubes, entrainant des moments d'écoute suivis de chants et de sauts du public. Sur scène, les frères Jarman restent fidèles à eux-mêmes : peu de paroles, pas de mise en scène particulière. Juste cette façon d'enchaîner les morceaux avec une évidence presque nonchalante. Comme s'ils n'avaient rien à prouver — et c'est probablement le cas.


Pas de climax énorme, pas de final surjoué. Juste une sortie assez simple, presque discrète et (un peu trop) rapide. Le public en redemande, ils ne reviendront pas pour un rappel. Dommage. En sortant, le sourire aux lèvres, tout le monde semble avoir voyagé dans le temps et moi aussi. Je remonte la rue de Charonne et passe devant le passage Josset. Le Motel est devenu un bar à cocktails. Non, nous ne sommes définitivement plus en 2009, mais pendant deux heures on aurait pu y croire.
setlist
    Dark Luck
    I'm A Realist
    Hey Scenesters!
    I'm Alright Me
    Summer Seizures
    Never The Same
    We Share The Same Skies
    Running Into You
    Direction
    A Point Too Hard To Make
    Be Safe
    Come On, Be A No-One
    Looking For The Wrong Guy
    Back To The Bolthole
    Men's Needs
    Mirror Kissers
    Pink Snow
photos du concert
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