Chronique Album
Date de sortie : 23.01.2026
Label : earMusic
Publié par
Pierre-Arnaud Jonard, le 13 février 2026
Si Brian James n'a joué que sur les deux premiers albums de The Damned, il est resté pour les autres membres du groupe comme un élément qui aura marqué toute l'histoire du combo. Il faut dire que c'est à ce très grand guitariste que l'on doit New Rose, premier single du punk anglais. C'est pourquoi sa disparition l'an dernier a profondément attristés Captain Sensible et sa bande et qu'ils ont voulu avec ce disque lui rendre hommage.
Pour lui rendre le plus bel hommage possible, The Damned ont décidé de sortir un disque de reprises des groupes qui ont influencé Brian. La sélection est de très grande qualité et les interprétations extrêmement réussies. On connaissait depuis longtemps le goût de The Damned pour les 60's, eux qui avaient déjà sorti un album de covers de cette période dans les 80's sous le pseudo de Naz Nomad And The Nightmares. Il faut dire que dans l'esprit le punk n'est guère éloigné du rock garage et c'est tout sauf une surprise que de voir ici des interpréations de You Must Be A Witch de The Lollipop Shoppe ou du génial Making Time des Creation.
Il y a une vraie cohérence dans cet album, notamment à travers les reprises de groupes marquants des 60's comme The Kinks (I'm Not Like Everybody Else), The Yardbirds (Heart Full Of Soul) ou The Animals (When I Was A Young), sur lequel la voix de Dave Vanian fait des merveilles). Tout l'album est un petit régal mais certaines reprises s'avèrent encore plus réussies que d'autres : c'est le cas du Gimme Danger de The Stooges, pourtant pas le morceau le plus évident à reprendre tant l'original est indépassable mais sur lequel la voix de Vanian, gothique à souhait, se révèle parfaite, ou sur le See Emily Play de Pink Floyd qui est peut-être le plus beau moment du disque, avec un groupe qui rend de très belle manière grâce au génie de Syd Barrett.
Que du bon donc dans cet opus qui se conclut assez logiquement par The Last Time de The Rolling Stones sur lequel on peut entendre la guitare de Brian James car, malheureusement, comme on le sait tous, chaque chose a une fin.