En première partie de Kasabian à la Salle Pleyel à Paris on découvre les irlando/anglais de
Girl In The Year Above.

Cette jeune formation a le vent en poupe et en assistant à leur concert on comprend aisément pourquoi. Leur pop/folk s'avère douce et sensible, Leur reprise du
Teardrop de Massive Attack est splendide. Aérienne et lumineuse, leur musique emporte l'auditeur vers des sommets d'émotion. Une formation qu'il va falloir suivre avec le plus grand intérêt.
Kasabian arrivent, comme toujours, sur scène au son du
Hey Jude des Beatles. Le groupe se met d'entrée de jeu la salle dans la poche en ouvrant le concert par le formidable
Club Foot, titre tiré de leur premier album et qui, plus de vingt ans après sa sortie, n'a pas pris une ride. L'indie anglaise à son meilleur.
Call et
Hippie Sunshine, un morceau tiré de leur nouveau disque à venir à la rentrée,
ACT III, montrent que le Kasabian d'aujourd'hui n'a rien à envier à celui de 2004-2006.
Sergio Pizzorno s'agite sur scène comme un beau diable bondissant d'un bout à l'autre de la scène. On a droit à une excellente version de
Days Are Forgotten, seul titre de
Velociraptor! joué ce soir, avant que les tubes
Shoot The Runner et
Empire ne fassent définitivement chavirer la salle. On se rend alors compte que contrairement à de nombreux groupes qui vivent sur leur passé, le Kasabian de 2026 n'a pas besoin de cela pour raviver la nostalgie. Et, surtout, on a face à nous un groupe qui prend un plaisir évident à être sur scène.
You're In Love With A Psycho se termine sur un medley Justice/Simian de
We Are Your Friends que Sergio Pizzorno fait chanter à l'ensemble de la salle.
Stevie nous fait penser que
48:13 est peut-être le meilleur album de toute la carrière du groupe et
SUPERPOWERS, joué pour la première fois live, que l'album à venir risque d'être très bon. Sergio Pizzorno continue de s'éclater comme un petit fou et nous dit qu'il n'a jamais vu une salle en telle fusion un lundi soir. Un
Treat et un
Vlad The Impaler funky et dansant à souhait transforment la Salle Pleyel en énorme night club puis Kasabian nous laissent après un impérial
L.S.F. (Lost Souls Forever) qui ravit les fans de la première heure.
Le combo revient avec l'ultra dansant
Ill Ray (The King) et le formidable
Bless This Acid House avant de terminer par un non moins fantastique
Fire, tube irrésistible. Un très bon concert de la part d'un groupe qui ne déçoit jamais. Kasabian est une usine à tubes mené par un Sergio Pizzorno charismatique à souhait. Une heure et trente minutes de pur bonheur.