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Florence Road

Paris, Supersonic Records - 15 juillet 2026

Live-report par Adonis Didier

Florence Road, le nouveau groupe de pop-rock préféré de vos ados, industry plant ou vrai talent ? Une question sur laquelle la ville de Paris va sans peine pouvoir se faire un avis au vu de la présence constante du groupe dans la capitale. Première partie de Wolf Alice en novembre dernier, un concert à la Bellevilloise en avril, un passage à venir sur la grande scène de Rock en Seine fin août, et en plein mois de juillet alors qu'il ne se passe absolument rien dans l'univers des concerts parisiens : une date surprise et gratuite, un showcase quoi, monté en speed au Supersonic Records. Quelques jours de libre entre douze festivals transformés en une tournée des showcases en trois parties, Amsterdam, Berlin et, pour finir, Paris, qui va vite virer à un enchaînement de galères.


Des vols annulés, des trains bondés, la canicule, et surtout du matériel égaré d'un aéroport à un autre, les filles doivent jouer en acoustique à Berlin et devront faire de même à Paris, les instruments étant apparemment retenus en otage à Hambourg, là où on avait découvert le groupe pour la première fois au Reeperbahn Festival. Une boucle bouclée alors qu'on rentre en grillant la longue queue de jeunes fans du Supersonic Records. Une moyenne d'âge plus basse qu'il y a quelques mois à la Bellevilloise, logique pour un concert gratuit pendant les vacances d'été. Sur la scène pas de batterie mais un petit piano, quitte à faire acoustique autant y aller à fond : Hannah Kelly remplacera son boum boum par de la guitare folk et du clavier, Ailbhe Barry tiendra toujours la basse, Emma Brandon va dés-électrifier sa guitare et Lily Aron en profiter pour chanter sans avoir à se rappeler quel accord jouer juste après.

Un set up de la galère, des artistes fatiguées par des voyages et du stress, il est temps de voir ce que la route de Florence a dans le ventre quand le vent est de face. A noter d'abord qu'envers et contre tous les éléments, les filles gardent chevillé au corps leur caractère solaire, candide et émerveillé. Sur scène puis au contact de leurs fans, Lily, Emma, Ailbhe et Hannah donnent tout ce qu'elles sont, et se surprennent à recevoir autant. Un showcase sold out en dix minutes, une foule des popolo-popolos dès la fin de Storm Warnings en référence au concert d'avril, la fan base parisienne est réelle et engagée, aux anges pourrait-on même dire quand part Georgia, magnifique chanson écrite par et d'habitude chantée par Phoebe Bridgers.


« Au moment de faire la setlist, on avait quoi, trois chansons qu'on sait jouer en acoustique ? Alors on s'est rappelé la cover qu'on avait faite pour triple j, ça s'appelle Georgia. ». Ca fait wo-oh wo-oh dans la salle, Rabbits Can Swim entraîne un véritable karaoké dans sa suite, quand l'acoustique accentue encore plus la participation du public qui s'émerveille de ces chansons d'amour juvéniles à l'écriture déjà mature. On parlait de candeur solaire, Lily sort un Kodak jetable et demande au public de sourire pour la photo avant de lancer Hanging Out To Dry, officiellement jouée en acoustique pour la première fois la veille à Berlin.

Caterpillar et Break The Girl concluent le showcase par les chansons que tout le monde voulait entendre, même si on préférera ici le début de maturation qui se dégage du deuxième EP du groupe, Spring Forward, sorti en mars dernier. Alors bien sûr, l'acoustique nous prive d'excellentes chansons comme Miss ou Goodnight, mais on aura vécu ce mercredi 15 juillet une soirée spéciale. Le genre de soirée dont on se vantera d'avoir été dans un Zénith plein à craquer une fois que Florence Road sera le nom tout en haut des affiches, et plus seulement une promesse. Une route pavée par les Wolf Alice et autres The Last Dinner Party, la route de Florence.
setlist
    7563
    Storm Warnings
    Georgia (Phoebe Bridgers cover)
    Rabbits Can Swim
    Hanging Out To Dry
    Caterpillar
    Break The Girl
photos du concert
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