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MEMORIALS

Interview publiée par Jean-Christophe Gé le 31 mars 2026

Verity Susman (ex-Electrelane) et Matthew Simms (guitariste de Wire depuis quinze ans), ont commencé par faire des musiques de films avant de composer des chansons sous le nom de MEMORIALS. Je rencontre ce duo de musiciens virtuoses à l'imagination débordante via Zoom à l'occasion de la sortie de leur second album, All Clouds Bring Not Rain.

MEMORIALS a commencé comme un projet pour enregistrer des bandes originales avant de sortir des albums. Alors avant de parler de votre nouveau disque, est-ce que vous enregistré toujours des BO ?

Verity : C'est quand nous avons choisi le nom de MEMORIALS que nous avons commencé à faire nos propres albums et nous faisons les BO sous nos propres noms, même si nous avons sorti la première sous le nom de MEMORIALS. Je ne suis pas sûr que ça tienne la route. Que dirais-tu Matt ?
Matthew : Oui, on a pris le nom de MEMORIALS pour faire des concerts. Et c'est après avoir fait les concerts que nous avons décidé de sortir des disques.
Verity : Pour répondre à ta question, nous avons travaillé deux fois avec la réalisatrice Sonia Gonzalez. La première fois c'était pour Des Femmes Face Aux Missiles [ndlr : en français dans le texte, quasiment sans accent] et la seconde pour un film sur Kate Bush. Nous l'avons enregistré en France, dans le même studio où nous sommes ensuite retournés pour une partie de notre dernier album. J'espère qu'il y aura d'autres BO en plus de ce que nous faisons avec le groupe.

Comment est-ce que votre approche change quand vous écrivez pour un documentaire ou un film, par rapport à quand vous écrivez un album ?

Verity : C'est vraiment différent parce que tu travailles sous la direction du réalisateur ou de la réalisatrice, même si tu as plus ou moins carte blanche, tu es quand même en train de travailler pour sa vision. Ça nous influence sûrement, parce que sur chaque documentaire tu te retrouves poussé dans une nouvelle direction. Je dis documentaire parce que c'est ce que nous avons fait jusqu'à présent. Je trouve que c'est plus un exercice qu'une pure création artistique, car même si bien sûr tu essaies d'apporter ta musicalité et tes idées artistiques dans ce que tu fais, c'est un état d'esprit différent, un peu à part.

Et quelle est votre méthode de création quand vous écrivez pour MEMORIALS ?

Verity : Il y a d'abord une idée musicale sur laquelle nous allons construire quelque chose. Pour les paroles, Matthew a tendance à écrire tout le temps, alors que généralement j'écris seulement quand il y a de la musique sur laquelle nous devons ajouter des paroles. C'est dur de dire si c'est la musique ou les émotions qui viennent en premier, mais ce qui est sûr c'est que c'est la musique qui nous guide.
Matthew : Tout est très collaboratif, et c'est ce qui nous plaît en travaillant juste à deux. Quand tu travailles avec une seule autre personne, c'est assez simple d'être vraiment ouvert. Ce n'est pas forcément évident, mais ça marche bien entre nous deux.
Verity : Nous travaillons ensemble sur la musique et les paroles. Si tu veux que ça marche, il faut pouvoir être ouvert et pouvoir se dire quand tu n'aimes pas un truc ou si tu penses que ça ne part pas dans la bonne direction. C'est pareil qu'avec toi-même, tu es autocritique.
Matthew : Oui, absolument. C'est une bonne façon de le décrire. Nous comprenons d'où l'autre vient, en essayant d'améliorer nos idées. Ca vient de notre expérience et d'avoir fait pas mal de disques au fil du temps.
Verity : C'est aussi très utile d'être en studio pour avoir un retour direct. Ce n'est pas vraiment une question d'écrire, parce que ça, c'est un processus plus long où tu réfléchis à ce que tu crées. Mais en studio, c'est plutôt du genre : « Ça marche cette prise ? Non ? Pourquoi ? ». Franchement, j'ai trouvé ça très précieux de pouvoir travailler comme ça.

Votre musique peut être très mélodique et par moment beaucoup plus expérimentale voire bruitiste. Ce sont deux facettes d'une même personnalité ou deux personnalités qui s'entrechoquent ?

Verity : C'est quelque chose que nous aimons tous les deux. J'ai toujours été attiré par ça. Quand je repense à la musique que je jouais avant, toute seule, c'était un peu un mélange entre de la pop mélodique et quelque chose de plus expérimental. Je crois que pour Matt, c'est pareil. C'est pour ça que nous avons commencé à travailler ensemble. C'est super excitant pour nous deux de pouvoir mélanger des morceaux accrocheurs et de l'expérimentation. Nous ne sommes certainement pas les premiers à faire ça, mais c'est ce genre de choses qui guide un peu ce que nous écoutons et ce que nous créons.

J'ai lu que ce que vous aviez écrit Memorial Waterslides pendant votre temps libre quand vous écriviez vos premières BO. Est-ce que All Clouds Bring Not Rain est plus intentionnel ?

Verity : C'est un proverbe en vieil anglais de la période élisabéthaine, du XVIIème siècle. Shakespeare y fait aussi référence. En gros, ça veut dire que toutes les mauvaises choses ne vont pas forcément se passer. Ou les menaces ne seront pas mises à exécution, mais c'est un peu comme si les gens brandissaient leurs épées.
Matthew : Ou tout simplement qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Ça peut se comprendre de manière positive ou négative. Quand Verity m'a parlé de ce proverbe, ça a tout de suite collé pour être le titre de l'album.

Pour en revenir à l'album, quelle était votre intention ?

Matthew : L'écriture s'est faite six mois après avoir fini l'enregistrement du précédent album, nous avons eu une période où nous nous sommes à nouveau concentrés sur la création de chansons, même si ce n'était pas forcément pour faire tout de suite un autre album. Nous avons écrit une vingtaine de morceaux, et nous en avons enregistré quatorze. J'ai ma petite liste juste là, parce que j'ai travaillé aujourd'hui sur les différentes pistes pour faire les sauvegardes de l'album. J'adore cette phase de création.
Verity : Musicalement et stylistiquement, nous réfléchissons aussi à comment les morceaux s'enchaînent, quand nous voulons qu'il y ait un vrai choc d'un morceau à l'autre. C'est comme un voyage au niveau des thèmes et des paroles. Comme nous écrivons dans un temps donné, certains thèmes reviennent, mais nous ne nous posons pas en amont en se disant que nous allons écrire sur ceci ou cela. Ça vient spontanément.
Matthew : Nous remarquons que certains thèmes reviennent, mais ce n'est pas vraiment volontaire au départ. Pour nous, c'est important que l'ensemble soit cohérent, y compris avec le visuel, pour créer un univers dans lequel tu peux te plonger.
Verity : C'est un peu comme assembler un puzzle, mais sans avoir un modèle prévu à l'avance.

Avec autant de morceaux en plus, vous avez presque un autre album de prêt...

Verity : Oui !
Matthew : Je crois que nous aimons toujours passer à autre chose. Et oui il y a quelque chose de prévu, un projet avec une chorale en France, on ne peut pas trop en parler [ndlr : Lors de l'interview, Matthew m'avait d'abord demandé de ne pas en parler, car rien n'était encore confirmé. Mais quelques jours plus tard, il m'a recontacté pour m'annoncer que le projet était bien lancé et que je pouvais finalement en parler].

Je voudrais en savoir plus sur Mediocre Demon, ce morceau m'interpelle...

Matthew : C'est un de nos préférée.
Verity : Tout est parti du groove, nous avons commencé avec la ligne de basse, la batterie et le piano.
Matthew : [ndlr : il chante la ligne de basse] Il y a trois lignes de basse qui tournent toutes autour du même schéma d'accords. Par contre, la façon dont le groove se ressent change un peu avec le tempo pour donner un côté intrigant.
Verity : Je ne sais pas si Matt sera d'accord, mais je la vois comme la chanson la plus engagée du disque, même si ce n'est pas ouvertement politique.
Matthew : Dans quel sens ?
Verity : Comme un message de garder espoir malgré tout.

Vous disiez qu'il y a trois lignes de basses sur ce morceau, et de manière générale, il y a beaucoup de couches dans votre musique. Et pourtant, MEMORIALS c'est juste vous deux, alors que je vois de plus en plus de groupes avec six ou sept musiciens, ce qui était rare il y a dix ou quinze ans...

Matthew : C'est marrant que tu dises ça parce que j'ai aussi remarqué de plus en plus de jeunes groupes avec plein de membres. Et je trouve ça curieux parce que, franchement, c'est compliqué niveau logistique pour tout le monde, même juste pour trouver un créneau pour répéter.
Verity : Peut-être que c'est parce que maintenant les gens peuvent répéter et enregistrer chez eux, ce qui n'était pas possible il y a vingt ans. Si tu peux répéter et enregistrer à la maison et que tu fais participer tous tes colocs, ça devient plus une expérience sociale entre amis. Avant, il fallait obligatoirement aller en studio.
Matthew : C'est vrai que la dimension sociale est importante. Avec la possibilité d'enregistrer seul, trop de musiciens oublient le bénéfice de jouer à plusieurs et d'expérimenter avec d'autres musiciens. Mais aujourd'hui, ça me plaît de travailler à deux. J'ai joué de la batterie pendant des années, mais sans jamais vraiment m'y concentrer, je le faisais juste quand il fallait, pour un enregistrement par exemple. Et franchement, je n'avais pas vraiment pensé à l'idée de jouer ça sur scène. J'ai aussi adoré jouer de la basse et travailler avec des bandes. C'est un peu la somme de toutes les idées auxquelles je pensais depuis longtemps sans les mettre en pratique.
Verity : J'aime qu'il y ait plus de groupes avec des instruments à vent en particulier.
Matthew : [en rigolant] Tu voulais vraiment de la flûte à bec sur ce disque !
Verity : Absolument, j'adore la flûte à bec, je trouve que c'est un instrument vraiment sous-estimé. Internet est mauvais pour plein de trucs, mais c'est super que les jeunes grandissent en pouvant écouter plein de choses différentes, et parfois un peu au hasard.

Vous avez aussi un clavecin sur l'album. C'est parce qu'il y en avait un dans le studio ?

Verity : Un clavecin comme les Stranglers, c'est plutôt cool, non ? C'est l'inverse en fait, nous sommes allés dans le studio de 4AD parce qu'il y avait un clavecin. C'était le son qu'il nous fallait. Comme nous écrivons tout avant l'enregistrement, nous pouvons être assez précis sur les instruments que nous voulons. Quand nous ne les avons pas, nous allons en trouver dans un studio. Nous avons été dans un autre studio pour un vibraphone, un Wurlitzer et un haut-parleur Leslie. Tout ça est super réfléchi en amont quand nous entrons en studio nous avons les partitions et la liste des parties à enregistrer.

Quels autres instruments plus ou moins inhabituels figurent sur l'album ?

Matthew : Nous avons une autoharpe, et nous avons acheté ce magnifique harmonium [juste derrière lui]. C'est un vieil harmonium Hohner. C'est la première chose que t'entends sur le disque. Quoi d'autre ?
Verity : Nous avons aussi acheté des congas.
Matthew : C'est un peu cliché, mais c'est comme si nous entendons l'instrument dans notre tête dont nous avons besoin.

Nous avons parlé de Mediocre Demon, y a-t-il d'autres morceaux de l'album qui vous tiennent à cœur ?

Matthew : La dernière chanson de l'album, Holy Invisible. C'est clairement ma chanson préférée, la façon dont elle s'est construite est originale, et j'aime la manière qu'a eu Verity de poser sa voix à la fin.
Verity : Je l'aime beaucoup également, notamment le rendu du chant. J'aime beaucoup Lemon Trees et I Can't See A Rainbow aussi. J'ai l'impression que nous avons poussé un peu plus loin ce que nous avions commencé avec The Politics Of Whatever , le morceau final du précédent album.

Vous produisez l'album également ?

Matthew : Oui, nous faisons tout, l'enregistrement, le mixage... Tout le disque est juste fait par nous deux.
Verity : Quand nous allons dans un studio, l'ingénieur du son peut prendre un jour de congé ! [rires]
Matthew : Nous avons tous les deux pas mal d'expérience nous savons ce que nous faisons. Il y a eu un incident marrant en France, quand nous travaillions sur Mediocre Demon justement. Quand nous nous enregistrons, nous avons notre petit setup dans une seule pièce. Mais dans ce studio au milieu de nulle part il y avait beaucoup d'espace avec une live room, une control room, tout ça très bien équipé. Nous avons passé la soirée à nous installer, puis le lendemain matin, quand nous allions commencer à enregistrer, il y avait un décalage dans le monitoring.
Verity : Matt avait l'impression que je jouais à contre temps, ça nous a pris un moment pour comprendre ce qui se passait. Je pense que c'est parce que nous avons mis "démon" dans le titre.
Matthew : Même pour le mastering du titre nous avons eu un problème. La personne en charge l'a appelé Mediocre Diamond.

Je voudrais parler de vos concerts. Quand avez-vous pensé à jouer live ?

Verity : C'est par une autre connexion française. Stéphane, qui a lancé les Femmes S'en Mêlent, et que je connais depuis des années, est venu à une projection de Des Femmes Facile Aux Missiles et il nous a demandé si nous voulions faire une sorte de performance, comme jouer pendant une projection. Finalement, ça n'a pas marché, mais il nous a demandé de faire « juste un concert ». Il fallait que nous trouvions un nom, et puis on nous a proposé de faire un concert avec Stereolab à Londres. C'était pour un festival qui voulait sortir une cassette avec tous les groupes qui jouaient ce soir-là. Comme nous n'avions pas encore de morceaux à nous, nous en avons écrit un pour l'occasion. Nous sommes chanceux d'avoir eu ces opportunités, ça a commencé à influencer la musique que nous écrivions. Comme le disait Matt tout à l'heure avec l'utilisation des magnétophones, il fallait trouver des moyens de jouer notre musique en live. Les bandes sont un peu devenues des instruments à part entière.

C'est dingue de voir Matt jouer de la guitare et de la batterie en même temps...

Matthew : C'est très marrant à faire, et ça nous donne l'impression d'avoir un truc à nous. C'est un peu comme prendre une mini version de ce que nous faisons en studio pour le ramener sur scène, j'aime bien ça.
Verity : Quand tu te retournes pour jouer de la guitare, je me demande si tu auras le temps pour revenir sur la batterie. Je ne peux pas regarder parce que je suis face au public, mais j'aime bien cette tension dramatique. Et j'ai toujours voulu pouvoir jouer un peu plus de saxophone tout en continuant à jouer des autres instruments, c'est vraiment fun comme expérience. Je ne veux pas parler pour Matt, mais je trouverais ça vraiment dur de rester debout sur scène à juste chanter sans instrument. Pendant le concert, nous sommes tous les deux occupés quasiment tout le temps, il y a les claviers et toujours une boucle à lancer.
Matthew : Nous avons très vite mis en place des parties un peu improvisées. Nous sommes un groupe assez récent, mais Verity et moi nous connaissons depuis longtemps. Nous étions dans différents projets, mais de temps en temps, nous allions jouer au Café OTO à Londres, un super spot pour la musique improvisée, une sorte de maison de la musique libre. Nous rapportons un peu de cette expérience dans nos sets.
Verity : Savoir qu'il y aura quelque chose de différent chaque soir, c'est ça qui est cool. Bien sûr, chaque concert est différent, mais nous aimons ces moments où on ne sait pas trop ce qui va se passer. Nous pouvons prendre une direction différente, réagir à l'endroit ou au public, j'adore ces moments.

Vous avez ouvert pour Stereolab ou Tortoise, vous allez jouer avec Einstürzende Neubauten à Nantes. Vous êtes la première partie idéale pour les légendes avant-gardistes. Les seuls qui manque à votre palmarès sont peut-être Wire ?

Verity : Ca serait intéressant ! [Verity est morte de rire]
Matthew : Oui... Malheureusement, il n'y a pas de nouvelles autour de Wire, juste des rééditions.

J'ai lu que Cut Glass Hammer était inspirée par l'exposition sur Yoko Ono à la Tate Modern. A quel point d'autres formes d'art vous inspirent ?

Matthew : Nous sommes amis depuis longtemps et avons pas mal de goûts en commun. Nous aimons tous les deux l'art moderne. En fait, une partie de notre façon de collaborer est d'envoyer des images, de la musique, des trucs culturels ou qui nous amusent.
Verity : Le Centre Pompidou nous a demandé de réagir à une œuvre dans leur galerie, nous pouvions choisir n'importe laquelle, et nous avons choisi une œuvre de Louise Bourgeois. Nous en avons fait un EP et un concert là-bas, malheureusement l'œuvre n'était pas avec nous sur scène. Quand nous sommes en tournée, si nous avons un peu de temps libre, nous aimons aller faire un tour des disquaires et des galeries d'art, c'est notre façon de décompresser.

Qui fait le design de vos pochettes ?

Verity : C'est une de nos amies, Laura Mousavi Zadeh. Elle est incroyable. Nous préparons quelque chose chez les disquaires pour la sortie de l'album et nous allons exposer les peintures qu'elle a faites pour ce disque et le précédent.
Matthew : Elle en a fait huit pour le précédent, un peu moins pour celui-ci car il n'y a pas de singles. Ça donne un effet incroyable quand tu les vois toutes ensemble, elles forment une série. C'est vraiment génial la manière dont elles prennent vie avec la musique.
Verity : Nous lui envoyons les morceaux et elle y répond avec ses peintures, il y a une super connexion entre les deux.

C'est l' inverse de quand vous travaillez sur une BO, vous devenez les réalisateurs...

Verity : D'une certaine manière, oui.
Matthew : Avec une approche plus souple que certains réalisateurs. Laura apporte aussi sa touche personelle et son style.
Verity : Et nous avons remarqué que quand nous faisons des suggestions, ça marche moins bien que quand nous la laissons faire. Avec le nom de l'album, la musique et le titre, elle a déjà une bonne base. Nous aimons travailler avec elle parce que nous sommes sûrs que ce qu'elle va imaginer sera mieux que ce que nous pouvions imaginer.

Et pour les autres aspects visuels de votre musique ? Les projections pendant les concerts ou le merchandising ?

Verity : Tout est de Matthew.
Matthew : J'adore faire tout ça. Le texte sur les albums et tout ce genre de trucs me fascinent. Je suis collectionneur de disques depuis très longtemps, j'ai toujours aimé collectionner les albums des labels qui ont une vraie identité visuelle. Ce groupe nous donne la chance de mettre en pratique tout ça, j'espère que ça rend nos disques sympas à collectionner pour certains. Pour les projections c'est encore autre chose. Jusqu'à présent, nous avons travaillé avec Sapphire Goss, une artiste qui dessine et peint directement sur des pellicules avant de les scanner. Ça collait bien avec la façon dont on utilisait les bandes et les machines sur scène.

Merci, et à bientôt sur les routes de France !

Verity : Oui, nous sommes très heureux de revenir en France. Nous serons à Paris, Évreux, Limoges, Nantes, Bordeaux et Tourcoing en avril.