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The Molotovs

Interview publiée par Pierre-Arnaud Jonard le 29 mai 2026

Quelques mois après la sortie de Wasted On Youth, leur premier album, The Molotovs étaient de passage à Paris récemment pour annoncer une tournée française et une apparition télévisée. Nous les avons rencontrés à ce moment-là. Entretien.

Depuis vos débuts, et avant la sortie de votre premier album en janvier dernier, vous avez donné plus de six cent concerts en six ans. C'est pour cela que le disque possède un son presque « live » ?

Mathew : Cela joue, bien sûr. Pour l'album, on voulait avoir un son qui restitue le mieux possible l'énergie de nos live. C'est pour cela qu'il est aussi direct. En jouant autant sur scène forcément la machine devient bien huilée.

Vous avez joué en première partie de groupes très connus comme Blondie ou les Sex Pistols. Vous êtes extrêmement jeunes. Ce n'est pas trop impressionnant d'ouvrir pour de tels groupes ?

Issey : Au début ça l'est un peu, forcément, mais on s'y fait vite. C'est un challenge et un honneur que de tels groupes te prennent pour faire leur première partie. Cela te permet de jouer dans de grosses salles et de convaincre plein de gens. Les premières fois tu stresses un peu, bien sûr, mais très vite cela devient hyper excitant.

Vous avez joué en première partie de ces groupes et c'est assez cohérent mais, plus récemment, vous avez fait la première partie de Yungblud, c'est plus surprenant, non ?

Issey : Sur le papier oui, mais en fait non. On imagine peut-être pas que The Molotovs puisse plaire à un public emo et pourtant c'est ce qui s'est passé sur cette tournée. C'était en plus génial de pouvoir jouer dans de si grosses salles. Convaincre tous les publics possibles est quelque chose qui nous motive.

Il y a une hype qui s'est cristallisée très vite autour de vous. Ce n'est pas stressant pour vous tout ça ?

Mathew : Non. C'est vrai qu'il y a une hype autour de nous, mais ça ne nous fait pas peur. La hype ça signifie surtout que des gens s'intéressent à toi, à ta musique, et ça c'est cool. On ne va évidemment pas se plaindre de cela.

Votre album a atteint la troisième place des charts britanniques. C'est une fierté pour vous ?

Mathew : Oui on est très contents de cela. On est très heureux d'avoir été aussi haut dans les charts de notre pays. C'est une satisfaction pour le groupe mais ce n'est qu'un début.

On parle souvent de vous comme d'un groupe mod/punk mais je trouve que l'élément mod est plus important que celui punk...

Mathew : Tu as totalement raison. On aime l'énergie du punk mais aussi bien musicalement que dans l'attitude, on doit plus au mouvement mod qu'au mouvement punk. Etre mod ce n'était pas seulement faire de la musique mod, c'était un style de vie. On adore le mouvement mod des 60's mais cela ne signifie pas pour autant qu'on est revivalistes.

Musicalement on pense d'ailleurs beaucoup aux early Jam en vous écoutant...

Mathew : On adore les Jam et Paul Weller est un excellent songwriter.

J'ai l'impression que vous écrivez des morceaux comme lui le faisait, en racontant de petites histoires sur la réalité britannique...

Mathew : C'est ce que nous essayons de faire, en tout cas.

Vous venez d'annoncer une tournée française à l'automne. Contrairement à de nombreux groupes vous ne jouez pas seulement à Paris mais aussi à Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux et Rouen. Vous voulez conquérir le marché français ?

Issey : Clairement. A chaque fois qu'on a donné des concerts chez vous, cela s'est super bien passé. On est très heureux de jouer non seulement à Paris mais aussi dans ces autres villes. Cela va être un super moment.

Vous faites d'ailleurs la même chose en Angleterre. Vous ne jouez pas seulement dans les grandes villes mais un peu partout...

Mathew : N'est-ce pas ce que tous les groupes devraient faire ? Dans les années 70 les groupes connus jouaient partout en Angleterre. C'est normal de jouer aussi dans les petites villes.

En juin vous allez rejouer au festival Retro C Trop dans la Somme. Vous étiez déjà à l'affiche de ce festival l'an dernier. Vous êtes contents d'y être programmés à nouveau ?

Issey : On a trop hâte. Cela avait été super l'an dernier. C'est un très bel endroit et le public est super. On adore ce festival.

Vous venez aussi de faire Taratata en France. C'est le public « mainstream » qui va découvrir The Molotovs maintenant dans l'Hexagone ?

Issey : On espère bien.

Votre album est sorti il y a seulement quelques mois mais j'ai entendu dire que vous étiez déjà sur l'écriture du prochain ?

Mathew : Absolument. On va commencer à s'y mettre dès maintenant.